Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Make your life lighter... (sleeve, bypass)

...ce slogan se veut porteur d'espoir pour toutes les personnes qui souffrent dans leur corps. Il signifie qu'il ne tient qu'à vous de rendre votre vie plus légère et lumineuse ! Perdre du poids demande énormément de courage et implique des décisions difficiles, la chirurgie pourrait-elle être votre chance de vous libérer de ce corps qui vous gâche la vie ?

Parcours pré-sleeve (partie 12) : gynécologue, groupe psycho sur les émotions, somnifère

Lundi 03/03 : Du coup je suis retournée voir mon médecin traitant hier. Cet homme est génial ! J’ai eu du mal à lui faire confiance (ma méfiance naturelle envers les médecins), mais au final il dégage quelque chose que je n’ai jamais vraiment retrouvé chez les autres médecins. Il m’écoute, mais pas seulement, il va plus loin, il me pose des questions et me propose spontanément des solutions même quand je mets certains soucis de côté ou que je «n’ose pas». J’y allais hier pour parler essentiellement d’une petite angine ainsi que d’un document qui pose souci avec la sécu. Au final avant même de m’ausculter, il m’a demandé si mes soucis de sommeil allaient mieux, si j’avais bien accepté le traitement, si le diabète s’équilibrait...etc. Comme toujours ça me surprend qu’il connaisse si bien mon dossier alors qu’on ne se voit que depuis quelques mois, ça m’impressionne qu’il me reconnaisse... qu’il se soucie vraiment, qu’il ait si rapidement réussi à comprendre comment je fonctionne.

Du coup il m’a proposé un nouveau traitement pour dormir, un «vrai» somnifère (le Zopiclone)... (là où je n’avais eu qu’un anxiolytique léger, qui n’a pas vraiment fait effet). Il m’a prévenue des risques (liés aux apnées) et m’a expliqué tout ce qu’il fallait savoir...etc. et m’a dit que ça valait le coup d’essayer. Je lui ai fait part de mon appréhension face à ce genre de médicaments, et du simple fait d'en avoir chez moi. Il m'a dit que ça valait le coup d'essayer, ne serait-ce qu'un mois, voir si ça aide à re rythmer mes journées (en remettant mon rythme dans le bon sens). J'ai accepté, mais je ne suis pas encore sûre de ce que je vais faire. J'hésite encore, c’est le genre de médicament qui me fait peur et que je me suis toujours refusée à prendre. Je suis malade là (angine, donc) alors j’ai décidé que je me laissais le temps de me remettre pour réfléchir à ce somnifère.
Il m’a aussi fait une lettre pour que je puisse prendre une consultation «du sommeil» à l’hôpital, voir là bas si quelqu’un pouvait me prendre en charge pour mieux gérer ces soucis.

Jeudi 06/03 : RDV gynécologue. Alors, je sais que ça n'est pas le genre de rendez-vous qu'on détaille habituellement dans une conversation ou même sur le net mais... c'était un RDV important pour moi, dans le sens où je n'ai jamais été suivie gynécologiquement et où j'ai appris des choses qui m'ont vraiment perturbée. Tout d'abord, les commentaires que j'ai relevés, là, un peu plus haut se sont révélés tout à fait vrai. Le médecin est un peu impressionnant quand on l'aperçoit entre deux consultations (un gros barbu avec une grosse voix :p ) mais une fois entrée dans le cabinet tout va bien, il est sympathique et jovial. Il m'a écoutée raconter mon parcours, m'a posé quelques questions et m'a finalement auscultée (frottis, échographie de l'utérus et des ovaires et examen à deux mains). Et là, il m'a dit qu'il y avait une forte présomption que je présente le syndrome d'ovaires polykystiques... Il m'a expliqué qu'on aurait pu déceler et équilibrer ce problème s'il avait été diagnostiqué dès qu'il s'est développé, et que PEUT-ÊTRE, si j'avais été suivie en gynécologie dès l'adolescence, non seulement le surpoids aurait pu être évité ou résorbé (ne serait pas allé "jusque là", du moins, et auraient laissé les régimes être plus efficaces) mais aussi et surtout, le diabète, qui s'est possiblement déclaré à cause de ce dérèglement hormonal. (Car le surpoids et la résistance à l'insuline sont à la fois des causes et des symptomes de ce syndrome, apparemment... les symptomes, en ce qui me concerne, les règles rares et souvent absentes, l'acné, l'obésité surtout centrée sur la ceinture abdominale, la résistance à l'insuline...).
Ça m'a un peu poussée à m'interroger. Ça n'est pas vraiment de la faute de mes proches, pas vraiment de la faute des médecins, pas vraiment de ma faute, et à la fois un peu la faute de tout le monde...  entre notre médecin familial, mon ancien médecin généraliste, mon médecin traitant actuel, mon endocrinologue précédent, le généraliste qui m'a prescrit la pilule pour la première fois, et celui qui me l'a prescrite pour la deuxième fois, pourquoi personne ne m'a jamais envoyée voir un gynécologue ?

Pourquoi je n'ai jamais compris à quel point c'était important, pourquoi personne ne m'a incitée à y aller au point que je ne pensais même pas qu'il fallait que j'y prenne rendez-vous ?

M'enfin... du coup, j'ai un traitement hormonal à prendre à chaque cycle du 16ème au 25ème jour du cycle et qui devraient provoquer à nouveau un cycle plus ou moins régulier et équilibrer mon taux d'hormones. En attendant les résultats pour confirmer ou infirmer le diagnostique.

Vendredi 07/03 : RDV Orkyn (société d'appareillage apnées du sommeil). Le technicien a contrôlé la carte et vu que j'avais pas pu porter la machine. Il a averti le pneumologue qui m'a rappelée pour fixer un nouveau rendez-vous et en parler. J'ai rendez-vous dans un mois.

Lundi 10/03 : A la suite d'une dispute douloureuse, épuisée mais trop énervée pour dormir, je décide de prendre un demi Atarax, pour son effet anxiolytique cette fois.

Mardi 11/03 : J'arrive pas à me lever en fin de matinée et suis obligée d'annuler le RDV avec l'assistante sociale de la fac que j'avais pris parce que je suis vraiment en difficulté financièrement. J'ai décidé de jeter la boîte d'Atarax car je ne veux pas avoir "ce réflexe là", d'avoir recours aux médicaments à la moindre alerte. Je déteste cet état que j'ai le lendemain d'une prise, et je veux pas de ça dans ma vie en plus du reste.

Soir : Groupe psycho sur la gestion des émotions. Cette séance était pas la plus intéressante, elle a été longue et lente, car les personnes du groupe n’arrêtent pas de couper la parole de la psychologue et de prendre la parole à tort et à travers, c’est très pénible quand on essaye d’être attentive, j’ai eu l’impression d’être retournée au lycée ! La séance parlait de cette façon qu’ont les gens qui ont un vécu difficile et douloureux de toujours voir le côté négatif d’une situation neutre. L’exercice était assez intéressant, la psy nous a lu un texte assez ambigu sur la vie d’une personne, qui pouvait être interprété de deux façons différentes. La totalité des personnes du groupe lui ont attribué des réactions assez négatives.
Au final si sur le coup j’ai eu l’impression de ne rien retirer de très important de cette séance, je pense maintnant avec un peu de recul que les thèmes survolés (abordés très rapidement et succinctement) ont fait leur chemin et ressortiront à la prochaine séance psycho.

Mercredi 12/03 : Premier essai Zopiclone. Pas très concluant. Je prend un comprimé (7,5mg) au coucher, sans trop savoir à quoi m’attendre, je branche la machine pour les insomnies, le rabâchage du médecin fonctionne : jamais de somnifère sans la machine. Au final, je mettrai presque 3h à m’endormir, et me réveillerai quelques heures plus tard. Dans le brouillard tout le long mais pas vraiment endormie.

Vendredi 14/03 : Zopiclone. J’ai du mal à comprendre le fonctionnement de ce médicament. Parfois j’arrive à m’endormir sans trop de soucis au bout de 40min, mais me réveille une heure et demie après, est-ce que c’est ça l’efficacité d’un médicament qui promettait «jusqu’à 8h de répit et de repos» ? La machine pour les apnées me réveille souvent également... 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article